COVID19

La réaction de Nadège Lefebvre aux annonces du gouvernement du jeudi 29 octobre 2020

La réaction de Nadège Lefebvre, Présidente du Conseil départemental de l’Oise, aux annonces gouvernementales du jeudi 29 octobre 2020.

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« Ce soir, le Premier ministre et les membres du gouvernement ont précisé les modalités de mise en place du confinement annoncé hier par le Président de la République.

 

J’ai tenu à attendre avant de réagir afin d’avoir plus d'informations. La situation est en effet trop grave à mes yeux pour ne pas prendre un minimum de recul.

 

Bien sûr, la situation est extrêmement complexe.

 

Bien sûr, il faut tout faire pour préserver la santé de nos concitoyens, notamment de nos aînés et de tous ceux qui souffrent de maladies graves.

 

Bien sûr, il faut faciliter le travail des soignants, qui sont en première ligne depuis près de 8 mois et qui nous alertent sur l’état de saturation de nos hôpitaux.

 

Pour autant je ne peux m’empêcher de penser que le Président de la République et le gouvernement auraient pu davantage mettre à profit la période estivale pour mieux préparer cette deuxième vague.

 

Je ne peux également m’empêcher de penser à tous ces commerces qui vont devoir fermer, alors que les grandes surfaces vont continuer à accueillir des clients comme si de rien n’était.

 

Une grande distribution qui pourra continuer à vendre des produits qui ne sont pas de première nécessité alors que, dans le même temps, le gouvernement ordonne une fermeture administrative à nos petits commerçants qui vendent ces mêmes produits.

 

Je ne peux que partager leur colère et leur incompréhension.

 

Même s’ils seront autorisés à faire de la vente à emporter et qu’un plan d’aide est annoncé, cela ne permettra sûrement pas d’assurer la survie de nombre d’entre eux.

 

Tout cela est-il bien cohérent alors que, dans la plupart de ces commerces de proximité (coiffeurs, fleuristes, marchands de vêtements ou de chaussures…), le risque de contacts est beaucoup moins important que dans les grandes surfaces.

 

Il s’agit là d’un nouveau coup porté à nos commerces de proximité qui sont souvent les derniers lieux de sociabilité dans les communes rurales et les villes moyennes.

 

J’en appelle solennellement à la responsabilité du gouvernement sur cette question. »