Mary Cassatt, une Américaine dans l'Oise

Mary Cassatt, une Américaine dans l'Oise

MARY CASSATT

Je suis Américaine ...

Je suis née en 1843 à Pittsburgh, aux Etats-Unis et meurt en 1926 dans mon château de Beaufresne, au Mesnil-Théribus dans l' Oise Je passe une partie de mon enfance à Paris où mes parents arrivent vers 1853 et restent cinq ans.Je retourne ensuite aux Etats-Unis, commence à apprendre le dessin à Philadelphie. Mais, ne me satisfaisant pas de l'enseignement académique qui y est donné, je décide de me perfectionner. A Parme, en Italie, pendant huit mois, j' étudie l'œuvre du Courrège, qui m'influence au départ. De là, je me rends en Espagne, puis à Anvers . En 1873, je m'installe définitivement à Paris. J' expose au Salon de 1874 un portrait devant lequel Degas, amené là par le peintre Tourny que je connaîs, dit : « Voilà une femme qui sent comme moi. »C'est en 1877 que Degas me rend visite dans mon atelier, sachant que l'on m' a refusé une peinture au Salon. Il m'engage à ne plus rien envoyer et à exposer désormais parmi le Groupe des "Impressionnistes". J' accepte avec enthousiasme. « Déjà, j'avais reconnu quels étaient mes véritables maîtres. J'admirais Manet, Courbet, Degas. Je haïssais l'art conventionnel. Je commençais à vivre. »En avril 1879, je participe ainsi à la quatrième exposition de "l'impressionnisme", organisée dans un appartement loué pour l'occasion au 28, avenue de l'Opéra. Devant mon tableau représentant une jeune femme dans une loge, Gauguin, comparant mon style avec celui de Berthe Morisot, aurait déclaré à un ami : « Miss CASSATT a autant de charme, mais elle a plus de force. »Je me distingue en effet par une fermeté du dessin, une netteté dans la mise en place, qui, sans rien enlever à mon accent de sensibilité féminine, donne à mon œuvre une éloquente énergie. Degas, qui surveille de près mes progrès, ne me ménage pas ses compliments bougons . « Je n'admets pas qu'une femme dessine aussi bien que cela ! », me dit-il un jour.Je lis beaucoup, me passionne pour l'histoire et l'archéologie, fréquente Mallarmé. J'ai fait d'ailleurs une eau-forte représentant Mademoiselle Mallarmé, fille du poète, tenant un éventail.Je me mets à graver à la pointe sèche, m'obstinant malgré les moqueries de mes confrères masculins peu habitués à voir une femme employer ce procédé, et réussit à trouver une technique originale. En avril 1891, j' expose chez Durand-Ruel quatre peintures et une série de dix gravures en couleurs.Je mène une vie tranquille en France, me partageant entre ma maison de campagne au Mesnil-Théribus dans l'Oise et mon domicile parisien. Peintre des figures, je ne me confine pas dans le portrait ; je concentre presque toutes mes recherches sur mon sujet de prédilection : la mère et l'enfant. Je renouvelle ce thème de la maternité que j' exprime gravement, sans lyrisme convenu ; jamais je ne tombe dans la niaiserie sentimentale où se dissout facilement un tel sujet. N'étant pas mère moi-même, je le deviens dans ma peinture, avec un sens élevé de la beauté de cet état. Je peints l'enfant en son âge le plus tendre comme un fruit appétissant, et la mère comme un jeune arbre qui l'a porté, faisant contraster le velouté de la peau avec les couleurs choisies des toilettes ; en sous-entendant une complicité secrète dans les attitudes, je rends surtout le rapport charnel qui existe entre une femme et le petit être qu'elle a conçu.Tout en développant mon œuvre, je m'emploie à faire connaître aux Etats-Unis les oeuvres de mes amis . Je fais entrer de nombreux tableaux impressionnistes dans les collections américaines grâce aux relations de mon frère qui est président du chemin de fer de Pennsylvanie.

 

 

Site internet

 

http://www.mary-cassatt.net/