Service aux communes de vidéoprotection et Plan Oise Santé : 2 annonces fortes lors des 2èmes Rencontres de l’Oise Rurale !

Service aux communes de vidéoprotection et Plan Oise Santé : 2 annonces fortes lors des 2èmes Rencontres de l’Oise Rurale !

2016 était les Rencontres de la concertation. Après un an de travail, le Conseil départemental a organisé, jeudi 12 octobre 2017, à Fresneaux-Montchevreuil, les deuxièmes Rencontres de l’Oise Rurale, pour présenter, aux maires des communes rurales, deux plans d’action majeurs : le Service aux communes de vidéoprotection et le Plan Oise Santé.

 

 

Nadège Lefebvre, Vice-présidente du Conseil départemental chargée de la ruralité et des services publics, est à l’origine de ces Rencontres de l'Oise Rurale qu’elle a ouvertes avant de conclure chaque temps fort. Lors du discours de clôture, Edouard Courtial, Président du Conseil départemental a rappelé que « Nous avons souhaité placer l’édition 2017 des Rencontres de l’Oise Rurale sous le signe de l’action. L’action, nous la concevons comme le fruit de la concertation ; chaque proposition du Conseil départemental doit répondre à un besoin validé par ceux qui vont en bénéficier, à une attente des habitants de l’Oise. »

Des rencontres animées

  • Trois temps forts ont ensuite débuté vers 14h30. Témoins et experts sont venus échanger avec les participants pendant plusieurs heures autour du service Oise-vidéoprotection et du plan Oise-santé.

1er temps fort : Service aux communes de vidéoprotection, un outil unique en France au service des communes

L’espace rural est devenu, en quelques années, le nouveau terrain de jeu des malfaiteurs. La ruralité est devenue plus vulnérable, notamment parce que ses habitants sont plus nombreux à travailler en dehors de leur commune.

 

L’ensemble de ces faits objectifs contribue à installer un sentiment d’insécurité dans les villages autrefois "sans histoire".

 

C’est pourquoi de nombreuses communes rurales se sont massivement équipées en systèmes de vidéoprotection notamment grâce au plan Oise-vidéoprotection, mis en place par le Département. Avec cette aide à l’investissement, le parc de vidéoprotection des communes de l’Oise a doublé en 2 ans et demi.

 

Une bonne nouvelle pour la ruralité. D’autant que la fibre et le Très Haut Débit dans l’Oise offrent désormais une technicité de pointe pouvant pallier les systèmes de sécurité passifs, et donc contournables, des communes.

 

« En deux ans, 60 communes de moins de 3 500 habitants ont investi dans la vidéoprotection. En moyenne, chacune a déboursé 50 000 euros, dont 60 % restant à sa charge. Ce sont, pour des petites communes, des investissements conséquents. Pourtant, l’efficacité des systèmes ruraux demeure jusqu’à présent beaucoup moins importante que ceux des communes dotées de polices municipales importantes ou, mieux, de centres de supervision en veille jour et nuit, 365 jours par an. Ce qui était encore inimaginable il y a trois ou quatre ans est aujourd’hui possible : la mise en réseau des caméras de vidéoprotection sur un territoire grand comme le département de l’Oise est assez facilement réalisable. On peut aussi imaginer à présent l’exploitation des images par des outils d’analyse automatiques, alors qu’il fallait il y a peu de temps encore prévoir un opérateur pour scruter tout au plus cinquante images. Les difficultés techniques balayées, le plus dur consiste assurément à imaginer une organisation cohérente, efficace et respectueuse des pouvoirs de chacun», a souligné Édouard Courtial, Président du Conseil départemental, lors de sa prise de parole.

 

La solution ? Créer une organisation, au sein du SMOTHD, composée d’adhérents du service Oise-vidéoprotection qui administrera cette organisation nécessaire.

 

Les bienfaits :

  • un nouvel outil puissant qui permettra aux gendarmes de traquer en temps réel les délinquants sur une plus longue distance,
  • les enquêtes seront facilitées.

« Les maires pourront être systématiquement destinataires de comptes-rendus précis dès qu’un évènement aura été repéré dans leurs communes, où dès qu’une anomalie de fonctionnement, résultant d’une panne, aura été détectée. C’est probablement un mode de fonctionnement plus respectueux du pouvoir des maires que ce qui se fait aujourd’hui dans les EPCI qui ont acquis une compétence vidéoprotection. »

 

Lionel Garian, chargé de mission à l’ADTO pour la vidéoprotection, et Dominique Legrand, Président-fondateur de l’AN2V (association nationale de la vidéoprotection) connaissent bien les usages concrets en vigueur de la vidéoprotection et ont donc animé cette première présentation.

 

 

2e temps fort : Le plan Oise-santé, des moyens inédits pour renforcer la démographie médicale

Dans quelques semaines, de nouvelles cartes éditées par l’Agence régionale de Santé (ARS) démontreront que l’Oise est le département le plus sinistré de la région Hauts-de-France.

 

Les premières Rencontres de l’Oise Rurale avaient, l’an passé, posé un constat. Les médecins souhaitant concilier vie professionnelle et vie familiale étaient en général attirés par les grands centres urbains et les grands centres hospitaliers, désertant les territoires ruraux où l’exercice libéral y était trop méconnu.

L’Oise est, à ce jour, durement touché par la pénurie médicale. Un mouvement qui s’amplifie d’année en année.

 

Pourtant, notre territoire a des atouts à faire valoir pour attirer les médecins en son sein :

  • proximité avec la région parisienne
  • un cadre de vie agréable, et ce, grâce à un patrimoine historique et naturel riche. Idéal pour les familles

Pour enrayer cette désertification, les attentes des médecins doivent être prises en compte pour apporter des réponses adaptées à ce problème.

 

Le plan Oise-Santé qui s’inscrit dans le cadre de l’aide départementale aux communes, est là pour ça et permet d’apporter, en plus de financements, une réflexion partagée pour aider les élus dans l’exercice de leurs missions.

 

Entre aide financière, prêt d’honneur, aide à la création de maisons de santé et la création d’un guichet unique pour l’accueil des médecins, de nombreuses solutions ont déjà été ciblées pour renforcer l’installation de médecins en zone rurale. La télémédecine, grâce au déploiement du Très Haut Débit dans l’Oise, est une autre perspective qui pourrait se développer rapidement.

 

« En matière de santé, tout d’abord, nous avons fait le choix de mobiliser des moyens importants, avec une enveloppe de 4 M€ en investissement dès 2018. À cette enveloppe, il faut ajouter le coût d’une expérimentation et d’une étude pour le développement de services de télémédecine. Les expérimentations de services de télémédecine seront d’autant plus efficaces si elles sont préparées avec les médecins, et l’Agence Régionale de Santé. Il va sans dire que vous, élus, ne pourrez pas être tenus à l’écart de la démarche. Sans une connaissance précise du territoire, et sans concertation, les projets d’installations, qu’il s’agisse de maisons de santé, de cabinets médicaux, ou de cabines de télémédecine, seraient tous voués à l’échec. Le travail partenarial, déjà bien amorcé, doit se poursuivre pour que ce plan-santé soit couronné de succès. Je sais que, plus que jamais, élus et professionnels sont prêts à se mobiliser pour cela. Nous pourrons, j’espère à l’occasion de prochaines Rencontres de l’Oise Rurale, tirer un premier bilan de l’efficacité de ce plan» a précisé le Président.

 

Luc Rollet, Directeur territorial de l’ARS, est intervenu au cours de cette présentation puisqu’il rencontre, au sein de ses fonctions, aussi bien des médecins et autres professionnels de santé, que des élus confrontés à la désertification médicale.

 

Table ronde "Avenir institutionnel et soutien aux communes"

L’objectif de cette table ronde a été de donner la parole aux maires et présidents d’EPCI. Chaque participant a été invité à ouvrir le débat en témoignant de ses expériences personnelles.

 

Un état des lieux nécessaire quand on sait que les commune sortent d’une période difficile suite aux baisses des dotations de l’État. Heureusement, le plan d’aide aux communes, mis en place en 2015, a permis de renforcer les moyens de celles-ci. Ainsi, les moyens directs sont-ils passés de 34 M€ à 44M€. À ces aides, s’ajoutent désormais le service Oise-vidéoprotection et le plan Oise-Santé.

 

Cette séance a permis de mettre en lumière les attentes des élus quant à leurs relations avec l’État, le Département et la Région. Une autre question s’est ensuite posée : quel soutien pour les élus et en vue de quelles avancées ?

 

« Dans le même esprit de concertation, le Département sera toujours prêt à réfléchir à des évolutions de dispositifs pour répondre toujours plus efficacement aux attentes de communes. Sa proximité, son ancrage local à travers les 21 cantons de l’Oise, fait du Département un soutien réactif, le plus à même aujourd’hui d’accompagner les projets des communes, y compris ceux qui, de plus loin, pourraient paraître trop modestes » a souligné Édouard Courtial.

 

Sont intervenus au cours de cette table ronde : Nadège Lefebvre, Anne-Sophie Fontaine, Conseillère régionale des Hauts-de-France et Conseillère municipale de Maignelay-Montigny, Catherine Sabbagh, Maire de Froissy, Gilles Laveur, Maire de Bonneuil-en-Valois, et Alain Brailly, Président de la Communauté de communes de Lisières de l’Oise (CCLO) et Maire-adjoint d’Attichy.

 

Des solutions concrètes en faveur de la ruralité 

Ces deuxièmes rencontres de l’Oise rurale ont permis, une nouvelle fois, de donner la parole aux maires avec lesquels le Département travaille, main dans la main, depuis deux ans. Un moment dédié à la convivialité et à l’échange.

 

Cette édition 2017 visait à apporter des réponses à des problèmes posés il y a un an concernant la santé et la sécurité en milieu rural. Des solutions ont émergées avec le plan Oise-santé et le service Oise-vidéoprotection. Progressivement, celles-ci ont été et sont mises en œuvre à travers tout le territoire et devront faire leurs preuves.

France 3 Hauts-de-France et Wéo décryptent ces 2èmes Rencontres de l'Oise Rurale

 

Les élus du Conseil départemental étaient largement présents : Sophie Levesque, Vice-présidente chargée des personnes âgées et personnes handicapées, Franck Pia, Vice-Président chargé de l’action sociale et des politiques d’insertion, Anaïs Dhamy, Vice-présidente du Conseil départemental chargée de la famille, de l’enfance et de la petite enfance, Nicole Colin, Vice-présidente chargée de l’environnement et du développement durable, Nicole Cordier, Conseillère départementale déléguée chargée du patrimoine, Alain Letellier, Conseiller départemental délégué chargé des routes départementales et des transports, Martine Borgoo, Conseillère départementale déléguée chargée de l’agriculture, Ophélie Van-Elsuwe, Conseillère départementale du canton de Clermont, Anne Fumery, Conseillère départementale du canton de Mouy, Gérard Decorde, Conseiller départemental du canton de Grandvilliers, Brigitte Lefebvre, Conseillère départementale du canton de Beauvais 1, Charles Locquet, Conseiller départemental délégué chargé de l’entreprise et de l’artisanat, Gilles Sellier, Conseiller départemental délégué chargé des anciens combattants, Danielle Carlier, Conseillère départementale du canton de Compiègne 1, Michel Guiniot et Nathalie Jorand, Conseillers départementaux du canton de Noyon.