Le Département contre la mise en attente ou l'abandon des grands projets d'infrastructures soutenus dans l'Oise

Le Département contre la mise en attente ou l'abandon des grands projets d'infrastructures soutenus dans l'Oise

Le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a annoncé jeudi 6 juillet la mise en attente indifférenciée de tous les grands projets d’infrastructures, y compris ceux qui étaient déjà avancés.

 

Cette annonce est une très mauvaise nouvelle pour l’Oise.

 

La mobilisation collective avait permis ces derniers mois de mettre au travail la Société du Canal Seine Nord Europe, ce qui permettait d’envisager sereinement un début des travaux, prévus pour commencer dans l’Oise, au tout début de l’année 2018.

 

De la même manière, les collectivités de l’Oise s’étaient alliées au printemps pour boucler le financement nécessaire à la construction du barreau ferroviaire Roissy-Picardie, promesse pour des milliers d’Oisiens d’accéder plus facilement au bassin d’emplois de la région parisienne.

 

L’annonce par le ministre de la transition écologique et solidaire de l’abandon de ces projets, même s’il n’est que provisoire, suscite de vives inquiétudes.

 

En effet, le canal Seine Nord Europe est porteur de nombreuses promesses :

• La création de milliers d’emplois locaux pendant toute la durée du chantier de construction, c’est-à-dire 7 à 8 années

• La dynamisation de l’économie locale une fois l’ouvrage mis en service, grâce à l’activité des plates-formes multimodales (dont celles de Longueil-Sainte-Marie et de Noyon) et à l’accès facilité aux grands ports du Havre et du nord de l’Europe pour les entreprises locales

• La réduction significative du trafic de poids-lourds, en particulier sur l’autoroute A1

 

De la même manière, le barreau Roissy-Picardie permettrait d’offrir une solution de transport en commun économe à des milliers d’Oisiens contraints d’utiliser leurs voitures pour aller travailler.

 

Enfin, la suspension de ces projets, si elle était confirmée, serait un très mauvais signal envoyé aux collectivités locales. Dans ces deux projets, le Département de l’Oise, comme de nombreuses autres collectivités locales, s’était engagé fortement en votant des crédits de respectivement 100 M€ et 12 M€.

 

En agissant ainsi, l’Etat gèle de fait les crédits mobilisés par les collectivités pour ces mêmes projets, équivalents en montant à ses engagements ; ce n’est pas de cette manière qu’on traite des partenaires financiers.

 

Il est surprenant que le ministre de la transition écologique et solidaire annonce la mise en attente de projets qui ont vocation à réduire l’impact des transports de personnes et de marchandises sur l’environnement.

 

Le Conseil départemental de l’Oise demande au gouvernement de ne pas retarder ces deux projets attendus dans l’Oise et dans une grande partie de la région Hauts-de-France.