Patrimoine mondial de l'UNESCO : le Département s'engage !

Patrimoine mondial de l'UNESCO : le Département s'engage !

Lundi 30 janvier 2017, Gilles Sellier, Conseiller départemental délégué chargé des Anciens Combattants s’est rendu à la nécropole franco-allemande de Thiescourt. Avec ce déplacement, il a affirmé le soutien du Département aux trois sites candidats à l’inscription sur la liste au patrimoine mondial de l’UNESCO: la nécropole militaire française de Royallieu à Compiègne, la nécropole nationale de Cuts et la nécropole franco-allemande de Thiescourt.

 

« Cette mobilisation pour l’inscription des trois sites oisiens au patrimoine mondial témoigne également d’une volonté forte du Département de s’engager dans une démarche autour du "Devoir de Mémoire", dans le cadre du Centenaire de la Grande Guerre, a rappelé Gilles Sellier. Il témoigne également de sa profonde reconnaissance aux Anciens Combattants dans l’Oise pour leur sacrifice et de son attachement au devoir de mémoire. »

 

A l’occasion de ce déplacement, Gilles sellier était reçu par le maire François Gomez, en présence de Patrice Carvalho, Député de l’Oise, Sébastien Nancel, Conseiller départemental, René Mahet, Président de la Communauté de communes du Pays des Sources, des élus locaux et représentants des associations patriotiques.

 

Ce déplacement intervenait à la veille du dépôt des candidatures, le mardi 31 janvier 2017 au siège de l’UNESCO à Paris dans le cadre d’un dossier franco-belge réunissant 139 sites funéraires et mémoriels du front ouest de la Première Guerre mondiale. La réponse espérée est attendue en juin 2018. En savoir plus

Une mobilisation des Départements "picards"

Pour accompagner cette candidature, les trois Départements « picards », l’Oise, l’Aisne et la Somme, sont d’ores et déjà membres de l’association « Paysages et Sites de mémoire de la Grande Guerre ».

 

Co-présidée par Laurent Somon, Président du Conseil départemental de la Somme, elle réunit les 14 conseils départementaux de la partie française du front occidental de la Grande Guerre.

 

L’objectif commun est de porter pour la France conjointement avec la Belgique (Flandre, Wallonie), ce dossier de candidature à l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de 139 sites ou éléments du bien candidat : « Sites funéraires et mémoriels de la première guerre mondiale. Front ouest ». Pour mener cette action, l’équipe s’appuie sur un comité scientifique et un partenariat constitué des propriétaires (État français, communes et privés) et gestionnaires des sites, éléments de ce bien transnational désigné sous l’appellation « Sites funéraires et mémoriels de la première guerre mondiale. Front ouest ».

Le "devoir de mémoire" au cœur des priorités du Département

En parallèle de ce soutien, le Département dans le cadre du Centenaire de la Grande Guerre apporte une attention toute particulière au « Devoir de Mémoire » et au patrimoine mémoriel.

  • 184 000€ investis pour créer une salle d’exposition numérique à destination du public scolaire au Mémorial de la Clairière de l’Armistice
  • Près de 100 collégiens mobilisés dans le parcours "Travail d’Histoire et de mémoire", en partenariat avec l’Éducation nationale, l’ONAC et certaines associations patriotiques de l’Oise
  • 60 000€ d’aides aux associations patriotiques, sanctuarisés depuis 2015
  • En 2017, une nouvelle aide en plus de l’acquisition de drapeaux, celle à l’achat de gants blancs et de baudriers pour les porte-drapeaux
  • Un comité de travail pour élaborer un programme d’actions dans le cadre du Centenaire de la Grande guerre qui sera présenté au printemps.

 

Ces dispositifs accompagnent d’autres actions menées dans le domaine touristique et historique autour de la Grande Guerre. Un conflit qui a marqué profondément de nombreuses communes de l’Oise.

 

Des retombées et des projets pour les communes

Ainsi, pour la  commune de  Thiescourt, cette inscription sur la liste du Patrimoine mondial a une portée symbolique mais pas seulement comme l’a expliqué le maire de la commune, François Gomez. « Thiescourt a payé un lourd tribut pendant la Grande Guerre, le village était littéralement coupé en deux par la ligne de front, en 1920 sa population était passé de 800 habitants à moins de 200 et la moitié de ses habitations étaient détruites, a expliqué l’élu. De ce fait tous les environs, au-delà de la nécropole, portent les stigmates de la « der des ders » : trous et fragments d’obus, sculptures et gravures dans les carrières occupées par les Poilus, tranchées… »

 

La nécropole française et le cimetière allemand de Thiescourt ont été élevés en 1920 à l’emplacement d’une fosse collective qui aurait été établie par les autorités militaires allemandes pendant la guerre et qui contenait 50 corps de soldats allemands et français. La grande majorité des soldats allemands inhumés à Thiescourt ont été tués lors des combats de 1918, en particulier lors de « la bataille de Noyon » en juin et lors des batailles défensives du Matz en août.

 

Dans le cadre du Centenaire et de l’éventuelle inscription de sa nécropole au Patrimoine Mondial, Thiescourt planche déjà sur de nombreux projets : spectacles, expositions, circuits de randonnée… Déjà sa fameuse course « 14-18 » réunit chaque année toujours plus de candidats pour une course dans les tranchées dont la notoriété déplace largement les frontières de l’Oise.