Votez pour l'Oisien de l'année 2018

Votez pour l'Oisien de l'année 2018
Ils sont infirmier super-héros, maire, miraculée de Lourdes, ingénieur ou écrivain. Ils ont marqué l'année 2018. Rendez-vous sur le site du Courrier Picard pour choisir parmi les nombreuses personnalités classées par le quotidien régional dans la catégorie “Oisien de l’année”. Les votes sont terminés, le palmarès vous sera communiqué prochainement par le Courrier Picard.

Le concours

Cette année, le concours « Les étoiles picardes » , dont le Département est partenaire, vous propose de voter pour l’une des nombreuses personnalités Oisiennes sélectionnées par le Courrier Picard.

Votez pour un élu local, un sportif, une miraculée de Lourdes, un infirmier super-héros, ou encore un ingénieur surdoué… chaque candidat mérite sa place et a marqué l’année 2018 par son investissement.

Découvrez les nominés dans la catégorie “Oisien de l’année”

Il s’est livré dans un premier ouvrage

Stéphane Saison

Ancien pompier de Paris

Dans « Le Tas », Stéphane Saison se livre sur les trois dates qui ont marqué ses vingt années passées au sein de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris. Trois interventions dangereuses qui le marquèrent psychologiquement, finissant par provoquer un profond stress post-traumatique dont il ne sortira que quelques années plus tard, grâce à une technique de mouvement oculaire s’apparentant à l’EMDR (Désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires). Écrire « Le Tas » lui a permis de partager son expérience, celle du traumatisme psychologique ; cette « culpabilité du survivant » qu’endossent les victimes après un événement dramatique dont elles ont réchappé. Mais aussi d’évoquer cette thérapie qui lui a finalement permis de s’en sortir. Stéphane Saison a, depuis, rejoint le service de sécurité incendie de Paris Gare de l’Est. Il vit à Clermont depuis 2012. Membre de l’Athlétique Club Clermontois, il est à l’origine de la création du ClermonTrail. Son ouvrage, sorti en septembre 2017, se classe toujours parmi les meilleures ventes de son éditeur, Edilivres.

 

Il aide ses administrés à avoir une alarme

Bruno Huygebaert

Maire d’Elincourt-Ste-Marguerite

Le fléau des cambriolages ne laisse pas indifférent l’édile de ce village du Noyonnais de près de 900 habitants. Élu en 2014, le premier magistrat a lancé en janvier dernier une initiative originale : la municipalité a négocié un tarif commun et préférentiel, pour ses administrés, auprès d’un installateur d’alarmes basé à Conchy-les-Pots, René-Pierre Dayez. Selon le principe, c’est ensuite aux habitants d’apporter leur devis, en mairie : les élus ont contacté le Département afin de solliciter d’éventuels cofinancements. « Nous voulons que toute personne, même avec des revenus modestes, puisse se protéger grâce à la dernière technologie », justifie Bruno Huygebaert. Des pourparlers avaient eu lieu, en amont, entre l’installateur et un fournisseur d’alarmes, Hu&Co, basé en Gironde. Cette entreprise a elle aussi accepté d’abaisser, pour des commandes groupées, ses prix. Deux kits de détection (l’un pour les maisons, l’autre pour les appartements) sont ainsi proposés aux habitants d’Élincourt. Qui misent aussi sur leurs yeux : un comité spontané de voisins vigilants compte une cinquantaine de volontaires.

 

Il a décrypté Parcours Sup

Guillaume Ouatarra

Etudiant UTC Compiègne

Ingénu ingénieur. C’est ainsi qu’il se présente sur son profil Twitter. En quelques mois, Guillaume Ouatarra, étudiant à l’Université de technologie de Compiègne (UTC), est devenu un des spécialistes de Parcours Sup. Très actif dans la communauté étudiante, il a écrit un blog sur Le Monde Campus, animé une émission de télévision sur la chaîne Demain TV, a raté de peu un casting pour être chroniqueur aux Grosses Têtes de Laurent Ruquier. Mais en 2018, c’est le travail qu’il a mené sur Parcours Sup qui l’a mis sur le devant de la scène : l’élève ingénieur a décortiqué les codes sources, rendus publics, de la plate-forme pour mieux comprendre les mécanismes d’attribution des formations aux lycéens et en dénoncer les failles. Il a souvent mis en avant la nécessité d’un retour à la hiérarchisation des vœux et a appelé à plus de transparence dans les critères d’attribution. Ancien correspondant au Courrier picard, encore étudiant pour une année à l’UTC, Guillaume Ouatarra exerce maintenant ses talents sur le site CampusChannel du Figaro, pour lequel il reste un observateur vigilant de la vie étudiante et grâce auquel il a choisi entre journalisme et ingénierie.

 

La 70e miraculée de Lourdes

Sœur Bernadette Moriau

Sœur franciscaine à Bresles

En février 2018, Bernadette Moriau, 79 ans, a été reconnue officiellement par l’église 70e miraculée de Lourdes. Cette sœur franciscaine, qui vit dans une petite maison blanche à l’entrée de la maison paroissiale de Bresles, a depuis vu sa vie changer. Aînée d’une famille modeste du Nord, la septuagénaire souffrait depuis longtemps d’une sévère atteinte des racines lombaires et sacrées. Un syndrome qui la handicapait lourdement et rendait difficile le moindre de ses déplacements. Elle était appareillée. En juillet 2008, elle effectue un pèlerinage à Lourdes. Quelque temps après son retour, elle réussit à s’agenouiller. Se débarrasse de ses appareillages et en finit avec la morphine qui rendait la douleur plus supportable. « J’ai ressenti la présence mystérieuse de Marie », raconte la miraculée. Elle parle aussi d’une chaleur réconfortante et d’une voix qui lui aurait demandé d’enlever ses appareillages. « Je n’avais rien demandé. Juste la force de poursuivre mon chemin de malade. » Il a fallu dix ans pour que l’Église reconnaissance le miracle, ce que quatre opérations chirurgicales n’étaient pas parvenues à guérir.

 

L’infirmier superhéros pour enfants malades

Baptiste Fréquelin

Cosplayer à compiègne

Infirmier psychiatrique le jour, Baptiste Fréquelin se transforme en superhéros dès que l’occasion se présente. Sous les traits, et le costume d’Iron Man, il se rend au chevet des enfants malades avec sa troupe de cosplayers. Pour leur permettre une pause dans leur quotidien et leur apporter de quoi rêver. À l’origine du groupe Hôpital Oise 60, composé aujourd’hui de 24 membres qui, comme lui, aiment se glisser dans la peau d’autres personnages, il a voulu faire en sorte que le public des conventions spécialisées ne soit pas le seul à profiter de ces prestations.

 

Baptiste Fréquelin conçoit lui-même ses costumes. Il a commencé, à l’occasion de ses 30 ans, par une simple tenue avant de fabriquer carrément l’armure, avec de la mousse de tapis de gym. Depuis, il a encore perfectionné sa technique et utilise désormais du PVC et des mousses plus sophistiquées et des LED. Pour un résultat bluffant de réalisme et des effets spéciaux qui ne manquent pas d’allumer des étoiles dans les yeux des enfants. Au cours de cette année, sa troupe s’est constituée en association, pour rendre plus faciles ses interventions dans les centres hospitaliers de Beauvais, Creil et Senlis.