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Senlis

Les amateurs d’histoire apprécieront

Senlis, dont le centre ancien est classé secteur sauvegardé, garde les traces d’une histoire riche et variée qui se dessine dès le 1er siècle de notre ère avec la ville romaine d’Augustomagus (marché d’Auguste).

Comme à Beauvais, les remparts érigés à la fin du IIIe siècle ceinturent encore le centre ancien. Le Moyen-Âge a été l’âge d’or de la cité. Rattachée au domaine royal, Senlis est le théâtre de nombreux chantiers de constructions religieuses et laïques : cathédrale gothique dès la seconde moitié du XIIe siècle, églises et couvents (prieuré Saint-Maurice, église Saint-Frambourg, abbaye Saint-Vincent), château royal, palais épiscopal, etc.), la liste de ces monuments préservés des ravages du temps et des heurts de l’histoire serait trop longue.

Avantage d’une cité préservée de la folie des hommes et des guerres, Senlis présente encore un lacis de ruelles étroites qui en font tout le charme. Au fil des rues pavées, au croisement des nombreuses rues, les curieux pourront admirer un large éventail d’architecture civile allant du XVe au XIXe siècle avec de très beaux hôtels particuliers.

Le saviez-vous ?

C’est à Senlis qu’Hugues Capet, fondateur de la plus longue dynastie des rois de France est élu en 987 avant de se faire couronner à Noyon la même année. La cathédrale Notre-Dame de Senlis est une des trois cathédrales du département de l’Oise. De dimensions modestes par rapport à celles de Noyon et Beauvais, elle possède cependant un portail occidental doté d’un riche programme sculpté (vers 1160-1170) avec la plus ancienne représentation du thème du Couronnement de la Vierge. La restauration menée en 2006 a permis de restituer une partie de la polychromie de ce portail.

Les secrets cachés

Dans les sous-sols du musée d’art et d’archéologie, les objets et sculptures antiques trouvées dans différents sites de l’Oise, sont présentés dans le cadre des vestiges d’habitat gallo-romain mis au jour ainsi qu’une partie du mur de défense érigé au IIIe siècle.

Les ex-votos trouvés sur l’ancien temple gallo-romain de la forêt d’Halatte constituent un des trésors de ces salles archéologiques.

Dans les étages du musée, le peintre senlisien Thomas Couture (1815-1879) est à l’honneur ainsi que Séraphine Louis (1864-1942), modeste domestique qui a produit des tableaux d’une rare intensité où les motifs de fleurs dominent.