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Mont-César

Les amateurs d’histoire apprécieront

Malgré son nom prestigieux, le Mont César n’a aucun rapport avec le camp fortifié des Bellovaques d’où, en 51 avant notre ère, le chef gaulois Correus lança une ultime attaque contre les troupes romaines et y perdit la vie.

Ce qui est sûr c’est que ce site fut occupé dès l’âge du bronze (1800 à 750 av JC) et qu’un camp fortifié ou oppidum y fut construit par les gaulois. Les oppida sont de véritables petites agglomérations dont le nom a été donné par César dans son Commentaire de la Guerre des Gaules. Les gaulois surent habilement utiliser les avantages naturels des terrains et les sites élevés et escarpés.

Ce sont les découvertes archéologiques faites au XIXème siècle qui donneront ce nom au lieu : monnaies, poteries, ustensiles, armes et objets divers ont ainsi été mis au jour attestant une occupation des lieux par les gaulois puis par les romains.

Par la suite, ce sont les pratiques pastorales avec l’élevage des moutons qui marqueront l’histoire du site jusqu’aux années 1930.

L’importance historique du Mont César entraîne son inscription sur la liste de Monuments Historiques en 1979.

De nos jours, le site est aménagé pour la promenade et sa biodiversité préservée par l’action conjointe de la commune de Bailleul-sur-Thérain et du Conservatoire des sites naturels de Picardie.

Le saviez-vous ?

Mais où sont donc les traces des fortifications gauloises ? Comme souvent dans l’histoire, les pierres ont été progressivement utilisées par les habitants des environs pour l’édification de leurs maisons.

La butte qui culmine à 138 mètres d’altitude est majoritairement boisée mais le coteau du versant sud est constitué d’un sol calcaire appelé « larris » en Picard. Peu propices à la culture, ces sols produisent une végétation herbacée idéale pour le pâturage des moutons.

La Picardie ne possède plus que 5% de surfaces en larris, ce qui rend le Mont-César d’autant plus précieux.

Les secrets cachés

Une faune et une flore d’une grande diversité sont abrités sur le Mont-César. Parmi les oiseaux, on peut observer le Tarier pâtre, le Bruand zizi ou encore le Faucon hobereau. Dans la famille des reptiles, la très rare et discrète Coronelle lisse, couleuvre tout à fait inoffensive et le Lézard vivipare qui profitent des pelouses ensoleillée du coteau sud.

Les botanistes amateurs trouveront leur bonheur avec la présence de plusieurs espèces d’orchidées sauvages telles que l’Orchis moucheron, l’Orchis pourpre, l’Orchis bouc ou encore la Platanthère des montages. Les mois de mai et juin sont recommandés pour l’observation de ces espèces.