je recherche (par mots clés)

Forêt d’Halatte

Les amateurs d’histoire apprécieront

Les premières traces de la présence humaine remontent au Néolithique. On peut encore observer deux ensembles mégalithiques (les menhirs des Indrolles et le dolmen de Chancy) et deux menhirs (la Pierre qui corne et le Sanglier).

 

La présence gallo-romaine est également attestée par la présence d’un temple retrouvé sur le territoire communal d’Ognon, classé depuis 2007.

 

Au Moyen-Âge et à la Renaissance, le massif a été aliéné au profit d’établissements religieux de Senlis, de Chaalis, du Moncel et de Royaumont. Les bornes armoriées placées en forêt témoignent de ces changements.

Le massif est cependant toujours resté propriété du domaine royal. A la Révolution, la plupart de ces possessions sont transformées en biens nationaux et réunies au domaine royal pour en faire une forêt domaniale.

 

Le pouvoir royal a conservé de tout temps son droit de chasse et les Rois de France ont fréquenté régulièrement la forêt. Les fontaines à margelle de pierre dispersées sur le territoire ont été érigées aux XVIe et XVIIIe siècles pour les besoins de la chasse à courre.

Des anecdotes de chasse en forêt d’Halatte émaillent l’histoire des Rois de France : mort du dernier roi carolingien, Louis V, en 987 ; attaque cérébrale fatale de Philippe Le Bel en 1314, etc.

Charles VI y installe son chenil royal, à Saint-Christophe.

François Ier fut le premier des rois de France à résider au château de Chantilly pour chasser en forêt d’Halatte.

Le saviez-vous ?

Aucun cours d'eau ne traverse le territoire en raison des couches de sables et de calcaires qui empêchent les écoulements, même si le massif conserve un caractère humide sur les affleurements argileux. Les carrières de sable sont utilisées de longue date pour la fabrication de verre ou de céramique.

 

Les communes couvertes par la forêt appartiennent au Parc naturel régional Oise-Pays de France depuis sa création en 2004.

La richesse du massif lui vaut plusieurs classements :

  • au niveau européen, la forêt est concernée depuis 2006 par deux sites appartenant au réseau Natura 2000 sur les Mont Pagnotte et Alta : une Zone de Protection Spéciale (ZPS) au titre de ses espèces d’oiseaux d’intérêt communautaire et une Zone Spéciale de Conservation (ZSC) au titre de la variété de ses habitats et de l’importance de nombreuses espèces faunistiques et floristiques ; 8 habitats sont d’ailleurs considérés comme remarquables et menacés au sein de ce massif (la chênaie-charmaie acidocline (terrains légèrement acides), la chênaie-charmaie à jacinthe, la chênaie-hêtraie, la hêtraie calcicole, la frênaie à laîche espacée, les groupements herbacés humides nitrophiles, les groupements herbacés sur sables, les pelouses et lisières calcicoles)

  • au niveau national, il s’agit d’un site classé depuis 1993 et une Zone Naturelle  d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF) couvre le périmètre du massif ;

  • au niveau départemental, 10 Espaces Naturels Sensibles (ENS) ont été délimités à l’intérieur de son périmètre.

Les secrets cachés

Le château d'eau de Chamant, inscrit monument historique depuis 1998, est le seul château d'eau métallique du nord de la France. Il a été construit en 1895, sans doute par un élève de Gustave Eiffel, pour alimenter les écuries de courses d'Albert Menier. Il est surmonté d'un belvédère offrant une vue de toute beauté sur le massif forestier.

 

On observe près du carrefour du Grand-Maître un obélisque du roi de Rome. Il a été érigé en 1811 pour commémorer la naissance de Napoléon François Charles Joseph Bonaparte (Napoléon II, fils de Napoléon Ier), sans qu’on connaisse son origine, son initiative et ses financements.