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Compiègne

Les amateurs d’histoire apprécieront

L’origine du château de Compiègne nous entraîne loin dans le Moyen-Âge, au temps des rois Mérovingiens. C’est sous le règne de Charles V, vers 1380 qu’une forteresse est construite à l’emplacement du château actuel.

Cette première construction cède la place à un château entièrement reconstruit à la demande du roi Louis XV. Son architecte, Ange-Jacques Gabriel, qui a également œuvré au château de Versailles conduit les travaux de 1751 à 1788. De style néo-classique le château doit néanmoins s’adapter aux restes de l’ancien rempart médiéval et les bâtiments à défaut d’être d’une parfaite symétrie, adoptent un plan triangulaire qui en fait toute l’originalité et le charme.

Avec Napoléon Ier, le château connaît de grands changements. Il transforme les lieux en résidence impériale et pour cela fait appel à l’architecte Berthault chargé de diriger les travaux de décoration et le choix du mobilier.

 

Sous le Second Empire, le château ne connaît pas de changement notable dans sa physionomie, mais devient une des résidences favorites de l’empereur Napoléon III et de sa cour.

C’est la grande époque des "séries". Quatre fois par an, l’empereur convie une centaine d’invités triés sur le volet à son château pour une semaine rythmée par les bals, les concerts, les pièces de théâtre, dans une atmosphère plus détendue, éloignée de la stricte étiquette de la vie à la cour.

La Première Guerre mondiale n’épargne pas le château tour à tour occupé par les Anglais, les Allemands, un hôpital militaire (de 1915 à 1917) puis par l’état-major français.  

Après la Seconde Guerre mondiale, le château retrouve une vocation de musée. De nos jours, les visiteurs sont invités à découvrir les appartements historiques, le musée du Second Empire et le musée de la voiture, autant de passionnants voyages à travers le temps, les arts, les techniques et les modes.

Le saviez-vous ?

C’est pour rappeler les perspectives du château de Schönbrunn à la future impératrice Marie-Louise, que Napoléon Ier fit réaliser en 1810 la fameuse percée des Beaux-Monts, ouvrant une vaste perspective entre le parc et la forêt de Compiègne.

C’est au cours d’une des « séries » organisées à Compiègne par l’Empereur Napoléon III et son épouse Eugénie que Prosper Mérimée composa sa célèbre dictée où les difficultés de français constituaient de véritables pièges. La petite histoire raconte que l’impératrice, avec 62 fautes, fut celle qui s’en sortit le moins bien.

Les secrets cachés

Les caricatures de Daumier dans le musée du Second Empire et le magnifique tableau de Wintheralter représentant l’impératrice Eugénie et ses suivantes dans de somptueuses toilettes.

Au musée de la voiture vous ferez un voyage étonnant dans l’histoire des moyens de déplacements au cours des siècles.