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Clairière de l’Armistice - Rethondes

Les amateurs d’histoire apprécieront

Contrairement à ce qu’on croit habituellement, la clairière de l’Armistice se situe sur la commune de Compiègne et non sur celle de Rethondes. C’est la proximité de la gare de cette dernière commune qui a fini par s’imposer pour le nom donné à la clairière.

C’est ici que le 11 novembre 1918 a été signé l’Armistice mettant un terme définitif à quatre ans de conflits armés entre la France et l’Allemagne. Le site fut choisi pour son aspect pratique et pour son calme, nécessaire aux négociations qui allaient avoir lieu.

Une voie annexe de chemin de fer, destinée à l’acheminement de l’artillerie lourde avait été aménagée par l’armée allemande et rejoignait la voie reliant Compiègne à Soissons. C’est là que sera acheminé le wagon bureau du Maréchal Foch, général en chef des armées alliées, pour y recevoir les plénipotentiaires allemands.

Le site est aménagé durant l’entre-deux-guerres : une allée de 250 mètres, un rond-point de 100 mètres de diamètre avec, en son centre, une immense dalle comportant une inscription commémorant la défaite allemande.

En 1927, le wagon est installé dans la clairière au cœur d’un bâtiment destiné à l’abriter et en 1937 une statue du maréchal Foch est érigée sur le côté du site.

Mais l’histoire est faite de rebondissements et le 22 juin 1940, Hitler impose à la France de signer l’Armistice, consacrant son humiliation dans le même wagon. Par la suite, les nazis détruisent le site emmenant en Allemagne le wagon et les monuments démontés à l'exception de la statue du maréchal Foch qui demeure intacte.

Après la Seconde Guerre mondiale, la clairière sera de nouveau aménagée entre 1946 et 1950, et les monuments retrouvés en Allemagne seront remontés. Un wagon de la même série que l’original sera installé dans le nouvel abri faisant également office de musée.

Le saviez-vous ?

L’Armistice de 1918 sera suivi par la signature du Traité de Versailles (le 28 juin 1919), qui entérinait de très lourdes réparations infligées à l’Allemagne. Les sommes colossales que le pays est condamné à verser aux alliés ont joué un rôle de premier ordre dans le désir de vengeance des nazis qui a conduit à la mise en scène de la signature de l’Armistice de 1940.

Le wagon dans lequel fut signée l’Armistice de 1918 appartenait à la Compagnie internationale des wagons-lits et portait le numéro 2419D. Le wagon ou voiture qu’on peut voir actuellement vient de la même série et porte le numéro 2139D. Les vestiges du premier wagon sont visibles dans la salle du musée de l’Armistice consacrée à l’année 1940.

Les secrets cachés

Dans le musée de l’Armistice, 700 vues stéréoscopiques rendent compte de l’enfer de la vie dans les tranchées durant la Première Guerre mondiale. Les vitrines présentent des objets fabriqués par les poilus montrant leur inventivité et leur fibre créative au milieu de l’adversité. Enfin, deux salles sont consacrées aux deux Armistices avec des photos et des objets témoignant de ces moments marquants de l’histoire de l’Oise prise dans l’Histoire de France et d’Europe.