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Abbaye-forteresse de Saint-Jean-aux-Bois

Les amateurs d’histoire apprécieront

En pleine forêt de Compiègne, l’histoire du petit village de Saint-Jean-aux-Bois se confond durant de longs siècles avec celle de son abbaye. C’est en 1152 que la veuve du roi Louis VI le Gros, Adélaïde de Savoie, décide de la fondation en ces lieux isolés d’une abbaye bénédictine.

Il ne reste plus que la porte fortifiée avec ses deux tourelles du XVe siècle, pour témoigner de l’enceinte qui entourait et protégeait l’abbaye.

Des bâtiments conventuels, ne reste plus que la magnifique salle capitulaire de la seconde moitié du XIIème siècle, dont l’entrée est solidement encadrée par d’épais contreforts. L’église du XIIIe siècle (entre 1220 et 1225) présente une architecture dépouillée avec chevet plat, proche des réalisations cisterciennes. Ses vitraux en grisaille avec motifs géométriques en constituent un des plus beaux trésors. La figuration n’est pas absente avec certaines scènes dédiées à la Passion et à la Résurrection du Christ.

L’isolement était tel que les religieuses, pour des raisons de sécurité,  préférèrent partir en 1634 et rejoindre l’abbaye de Royallieu à Compiègne. Elles furent remplacées par des chanoines suivant la règle de Saint-Augustin qui à leur tour, quittèrent les lieux en 1761, pour s’installer à Soissons, l’abbatiale devenant ainsi église paroissiale.

A la suite de la Révolution française et de la confiscation des biens du clergé, les bâtiments monastiques sont vendus entre 1791 et 1793. Seule subsiste la salle capitulaire.

Le saviez-vous ?

Pendant des siècles, le village vécut à l’ombre de l’abbaye et pour ses services. Au XVIIe siècle, à la suite des réformes de Colbert, l’exploitation forestière se réorganise et attire sur le village de nouveaux arrivants.

En 1794, le village fut rebaptisé "La solitude" afin d’effacer toute trace de religiosité.

Les secrets cachés

L’isolement, le pittoresque et la tranquillité du village ont été une source d’inspiration pour les peintres comme les écrivains, tels Jean-Baptiste Oudry, Utrillo, Paul Fort ou encore Paul Duvauchel qui est enterré dans le cimetière du village. Ce dernier, peintre et écrivain, a aussi été conseiller municipal de Saint-Jean-aux-Bois à partir de 1896.

Il n’aurait pas ménagé ses efforts pour permettre la restauration et l’entretien des monuments de la petite commune.