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La voiture du futur

Des chercheurs de l’université de technologie de Compiègne ont participé à l’invention d’un modèle de voiture électrique sans chauffeur ! Une innovation que vous pourriez croiser dans quelques années…

 

Le projet Pamu (Plate-forme avancée de mobilité urbaine), porté par Renault en partenariat avec l’UTC, rattrape la fiction. Depuis trois ans, des enseignants-chercheurs du laboratoire Heudiasyc, une unité de recherche associant des chercheurs de l’UTC et du CNRS, phosphorent pour mettre au point le service voiturier du futur. Le principe ? L’utilisateur demande à la voiture de le rejoindre,

à l’aide d’un smartphone. Le véhicule, une Renault Fluence ZE électrique, se rend au point de rendez-vous. Une fois à bord, l’usager reprend les commandes. À destination, la voiture repart toute seule jusqu’au point de recharge électrique

le plus proche. « On peut imaginer que dans quelques années, on commandera

un véhicule qui viendra de manière autonome à notre rencontre à un horaire

précis », explique Vincent Frémont, copilote du projet avec Philippe Bonnifait.

Trois caméras et trois radars

Les chercheurs de l’UTC ont été chargés des volets « perception » et « localisation » du prototype, limité pour le moment à 30 km/h maximum et testé au technocentre Renault de Guyancourt dans les Yvelines. L’objectif de leurs travaux : mettre au point un système capable de détecter 100 % des obstacles pour que la voiture les évite ou s’arrête. La Pamu est dotée de trois caméras intelligentes, de trois radars et de capteurs à ultrason. Les ingénieurs ont également planché sur la capacité de la Pamu à se déplacer avec une précision de quelques centimètres : « Le GPS classique ne suffit pas. Le système fonctionne avec une carte numérique ultra-précise, incluant notamment les zones de limitation de vitesse et les marquages au sol, ainsi que leur détection par les caméras. »

La voiture du futur se heurte encore à plusieurs contraintes, à la fois techniques

et réglementaires (lire ci-contre). Mais les chercheurs compiégnois sont à pied d’oeuvre pour que l’Oise conserve une longueur d’avance.